Le F.O.C./S.D.C.: Flavor of Chabot / Saveur de Chabot

Les nouveaux champions de ce monde sont les buveux de the.

June 5th, 2009

chronique cin-émotion-cinéma-québécois

Me revoilà… En attendant que le spectre de continuer à vivre mes inhibitions par l’écriture plus lascivement, je vous reviens grâce à un moment ponctué d’un film que je viens de voir m’amenant à revisiter en quelques sortes mon enfance, mon adolescence et ma vie actuelle.

((Dans mon cas, c’est intense et heureusement qu’à la maison je suis bien équipé côté raison et cocologie pour m’empêcher de dériver du sentiment vers la théorie qui m’enlève de ce monde qu’est l’émotion… Bon en d’autres mots, j’ai tendance à me faire une bulle intellectuelle avec mes émotions afin de ne pas les vivre, c’est attachant de loin mais de proche c’est un peu attardé et cool lorsque mis en écrit pour papa, maman et sœurette si un jour ils venaient à me lire. Bref, trêve de vacheries…))

J’ai été voir ce soir le film J’AI TUÉ MA MÈRE et c’est rough. C’est dure pour moi parce que ça me rappel la lune de miel avec ma mère quand j’étais un enfant. ‘’gros bruit de buzzer pour une mauvaise réponse dans un jeu questionnaire sur l’heure du souper'’ Je suis encore un enfant, en quelques sortes, sinon qu’il s’agit d’inhibitions, lorsque ‘’adulte'’. Donc, lune de miel avec ma mère ou syndrome d’œdipe et le fait de voir comment la vie peut nous abrutir au fil du temps.

Se rendre abruti ce n’est pas louangeable sauf si on rêve d’être le président d’une association du genre Jésus Ouvrier, de la fausse souffrance pour un meilleur dodo entre quatre planche au cimeterre. Je m’écarte du sujet du film et du grattage de bobo en dedans que ça me cause.

J’ai aimé le film. Le parce que est que je me suis retrouvé malgré les différences avec le personnage principal et ce, dans sa relation entre lui et sa mère. Une mère ce n’est pas une mauvaise personne et c’est une personne qu’on ne pourra pas changé sauf sur certains aspects et ce à ses dépends pour le reste de sa vie, j’imagine. J’aime ma mère, je n’aime pas tout d’elle. Je n’aime pas le fait que je l’ai aimé plus que mon père.

J’ai aimé le film parce que j’ai peur de devenir autre chose que ce que j’étais, un ti-cul quand même assez pure et qui aimait se déguiser avec une façon d’être naïve terriblement. Je trouve ça plate qui faut se garder une distance avec ses parents en vieillissant. Je trouve ça plate parce qu’on dirait que la nature humaine est mal faite, qu’on peut pas s’aimer inconditionnellement, qui faut prendre un break et y’aller à petite dose sinon on étouffe, on veut prendre le contrôle de l’autre.

Je trouve ça plate qu’on soit pas parfait dans un amour enfant-parent, dans un amour qui rend sacré le don de la vie (m’en sacre des dogmes religieux pour le moment), parce que psychologiquement on est construit de sorte que notre amour cherche à modeler l’autre après un certains temps.  Je le sens que mon père s’ennuit de moi quand y me voit débarquer all of a sudden. Y se lève de son fauteuil avec un peu de réticence, de timidité par rapport à ses sentiments intérieurs, sa vie intérieur qui explose, ou s’il est dans le salon, on dirait qu’il a honte de n’avoir pu être là, quand tout à coup je lui tape sur l’épaule pour y dire bonjour me voilà, pour me voir entrer comme pour se rappeler les jours ou j’étais acquis en vivant sous son toit. Ma mère, je le sais pas on dirait que c’est comme d’habitude, contente, un peu plus excitée que d’habitude se voyant par le nombre de manoeuvres de retraite des lèvres, qui se pincent, pour s’empêcher de crier de joie ou de dire ‘’je t’aime'’.

Si vous n’avez pas peur de gratter de bobo au coeur ou à l’âme, J’AI TUÉ MA MÈRE, mérite de votre temps.

May 1st, 2009

Boulaï et Boulaï, hommes de dieu et de lois (part 6)

(Ceci est la suite de la partie 5.)

Le moïse de télémétropole faux-straight edge aux allures de quiz pour jeunes ados des années 80 s’élance avec dynamisme et charisme de par sa voix chaude et basse en poussant conjointement au lancer un essoufflement mélangé avec une syllabe d’effort masculin. Les secondes devenant des minutes, le mouvement créer une ligne continue de flamme en suspension autour de la silhouette argentée et barbue qui rappel l’époque de la guerre du feu de l’époque paléo-lemay-thivierge et des bateaux brulés par les conquistadors lors des premières arrivées en Amérique du Sud par esprit pragmatique de la consomption du lien vers son identité, de se transformer en pont brisé tel que décrit chez Nietzche.

Les véhicules s’avancent dans le temps et dans l’espace, les options de trajectoires possibles deviennent de moins en moins diversifiées.  Ézékiel s’écorche un pouce et se met à le sucer alors qu’il s’apprêtait à relancer quelques étoiles de David pour ninja juif du mossad. Lentement son air change alors que son attention se tourne vers l’objet en feu qui se dirige vers les poursuivis. L’objet trace par sa lumière une démarcation sur les visages obscurs censés être apte d’absorber autant de tensions positives, négatives ou neutres. On y voit autant d’ombrages par l’effet des autocollants indiquant les vérifications d’huiles, de par-soleil qui tombe par l’effet de l’usure de la suspension que du bobblinghead de Mario-Tremblay et d’un statuette de St-Joseph 84. La poubelle s’est fait feu de la St-Jean pour marquer la purge. Il est là le mystère de la Foi et de l’expression ‘’les gens du livre'’. La femme d’Hérode se retourne dans son trou à Jérusalem.
Les dents d’Ézékiel devenues petites sous l’effet d’une barbe fournie commencent à apparaitre lentement alors que sa bouche s’ouvrant tout aussi lentement sous l’effort d’étirer un filet de bave jaunis par les miettes d’une poignée de golden fish déloggée par les couinements refont surface depuis les crevasses de ses dents de sagesses retirées, lesquelles sont maintenues en captivité dans une petite boîte d’allumettes qu’il conserve consciencieusement avec lui dans une poche interne de son veston les jours de shabat. L’air toujours aussi décosu, Ézékiel en profite pour se donner un air joyeux tel un ewok devant une enfant blonde aux boudins de soie et aux parents absents dans la forêt d’Endor.

Zygmund reste de glace et réussit à regarder dans des directions différentes lui donnant un air cross-side. Il mattraque le volant de ses paumes de plus en plus chaude et fouille dans les compartiments pour enfin trouver un briquet afin d’allumer sa pipe. Il isole l’objet dans une poche et refrappe en s’aggripant toujours aussi solidement le volant. À l’occasion il s’admet au requis d’utiliser le frein à main afin de bloquer les roues. Toutefois, la lumière rouge de l’objet faisant sa trajectoire, déjà apperçue par son cadet, impose une soudaine réflexion. Il épouse les gestes de va et vient sur son siège comme à l’époque des journées d’enseignement de la Torah. Cette fois-ci c’est l’impatience qu’il tente d’apprendre en se faisant aller par en avant et par en arrière. Il jette ici et là un coup d’oeil à gauche et à droite comme s’il y avait là une source d’information ou comme si ça lui rendait un peu de dignité, d’honneur à poursuivre ainsi un enfant-rat et une ombre caramelle aux gestes à outrance d’une diva blindé par l’opinion publique suite à une chute en bas d’un stage.

L’obus poubelle marque en quelques secondes ses dernières fractions pour finalement atteindre sa cible.
Alors que l’objet vient à mettre un terme à sa trajectoire, le familiale grise réussit à peine à mettre les freins et à rediriger sa masse afin d’éviter l’objet. Il est toutefois trop tard alors que l’objet s’imbrique parfaitement dans le socle d’une des roues. L’enfant-rat sort la tête sous l’éclairage de l’obus poubelle en feu, de la lune et des éclairages de trailer park afin de mieux chigner sa colère. L’ombre caramel derrière lui ordonne de trouver une solution par un signe de main digne et élégant. Le petit-rat enfant vit la peur, la peau de son visage se met à se plisser et ses yeux changent de forme sous l’effet de sa musculature faciale différente. Il épouse alors la cause tenant dans sa menotte une photo de lui et du pape mangeant ensemble un bout de fromage assis dans les marches du Vatican. La Foi monte en lui et dès lors ses dents d’enfant-rat font leur chemin hors de sa bouche par signe d’agressivité ethnoconfessionnelle abusée. Ses mains deviennent crochues et d’un coup il arrache sa cape acquise d’un ancien achat de sa mère chez Zellers lors d’un Été ou super-man avait lui aussi une cape lors de l’achat d’un pyjama de Spiderman.  Il laisse sa cape sur le siège. Pour l’encourager, l’ombre caramel du Docteur Grégo tend son cou pour aiguiller finement son appareil vocal et chanter une hymne à St-George style grégorien. L’enfant-rat par la force de son courage, de sa Foi en l’Église catholique romaine et de ses malformations à la naissance lui ayant été un don de Dieu pour accomplir de grands faits d’armes pour l’armée papiste, en arrive à l’un de ces nombreux moments de vérité qu’il aurait tant aimé voir Kenny l’enfant Skateboard ou Mask l’enfant adopté cinématographiquement par Cher réalisé à sa place. De ses mains griffues, il perce le métal grisâtre pour monter sur le capot de la voiture qui tente tant bien que mal de feindre l’ignorance face à sa vitesse de croisière qui n’est plus.

L’homme au costume de pédophile cosmique se réjouit et parmi les poils de barbes d’un recruteur undercover pour les tigres tamoules, il rend hommage à la non-consommation de drogue et se sent inspiré alors qu’une de ses femmes tente d’observer la vie hors de l’analogie de la caverne de Platon, celui-ci la dévisage et lui demande d’appeler le sous-ministre de l’éducation explicitant son intérêt pour la chefferie de l’adq advenant qu’il n’acquiesce pas à ses besoins de buffet chinois pour des prudes lors de ses conférences données aux jeunes en région, lesquels, ignorant tout de son existence actuelle et de son passé lorsqu’il se met à leur crier après dans une bibliothèque afin de gagner leur respect et ce, tel que son père, un trappiste défroqué ayant échoué dans le vie, lui avait montré lors de certaines parties de pêche sur le lac des deux montagnes brise-dos.
L’enfant-rat arrive d’un coup de patte, celle qui musclée par le boitement quotidien lui vaut sa pitance pour gagner son paradis et certains articles dans le 7 jours lorsqu’il n’est pas subjugué par la magnificence des cordes vocales de son maitre à pensée, le docteur Grégo. Doc Grégo termine son chant aussitôt que le gamin revient s’assoir à l’intérieur. Grégo pointe le coffre à gant signifiant qu’une récompense est offerte à l’enfant-rat. Un sac d’hosties à saveur de pet de sœur est trouvé. Le jeune garçon les saisit un à un et les lèches lentement les offrant puissamment par des prières alors que la course continue et qu’il vit malgré lui le chamboulement de la force G sur son corps abandonné par l’esthétique de la normalité. Grégo vient à trouver une voie l’amenant vers les chemins de fer. Il s’y engage en ayant la mimique d’une marionnette pianotant et chantonnant par soucie d’être heureux dans la vie en dépit de la violence de l’hégémonie des blancs du début du siècle.

Alors que Grégo s’engage dans les pistes de train. Une locomotive tirant son lot de toiles urbaines éclaire petit à petit l’espace séparant les Boulaï des désacralisateurs de gym pour impies. Petit à petit, la suspension du taxi battu à mort corrompt les chances de passer de justesse.

Ézékiel dans un élan de génie sous sa barbe écarquille les yeux de frustration et pointe la seule issue possible menant vers Crotte Saint-pLouc, chemin étant la seule issue pour les antagonistes catholiques romain. Crotte St-pLoUC, un autre fief bien gardé mais parfois voulant se distingué de Foutremont par une apparence en apparence plus citoyen du monde.

La main droite de Zygmund glisse le long du volant lentement par résignation face à la masse de métal clinquante. La main vient se poser sur la poignée rouge vin munis d’un bouton brun chocolat noir, un frein à main bien lisse et solaire comme l’organe virile d’un mâle hassidim propre de sa personne. Zygmund dans sa cosmogonie intérieur vient de près, en freinant, d’écorcher la carrosserie sur une échelle de wagon qui passe à basse vitesse. Seulement un enjoliveur vient à se détacher et à se faire écraser sous les rails alors que la voiture accompli un 180 degré et qu’un nuage de poussière écume en rouge et blanc sous les phares arrières.

Les freins relâchés, Zygmund appui à fond afin de rattraper les poursuivis. Grâce à la déduction prodigieuse du frère cadet, le couple ethno-confessionnelle orthodoxe réussit, enthousiasmé par leur récent succès contrastant, par l’anticipation et des connaissances géographiques, avec le gros bon sens d’un homme des cavernes nommé Claude Steben aka Capitaine Cosmos aka candidat à la chefferie de l’ADQ. Les Boulaï entreprennent une route alternative les amenant dans le territoire de justiciers aux moeurs différentes mais presque cousines et ce, sachant qu’ils sortiront de leur juridiction afin d’attendre, de rattraper et forcément de tracquer une paire d’escroc de la morale saisissant ainsi une opportunité de rendre grâce aux sacrifices du peuple hébreux…

April 22nd, 2009

Boulaï et Boulaï, hommes de dieu et de lois (part 4.5)

(Suite de la partie IV)
Le doigt levé, il le tend bien droit pour ensuite se le mettre dans la bouche. Il le suce abondamment jusqu’à ce qu’il le retire agglutiné d’une salive aqueuse et blanche qui reste tangible mais prise solidement de la bouche au bout du doigt. Ézéchiel s’agenouille et trace sur le sol un cercle avec sa salive puis un triangle et un autre les entrecroisant. Zygmund le visage fixé vers le milieu de la pièce voit s’estomper les dernières silhouettes féminines hallucinées mais réelles feindre la couardise alors qu’il s’agit d’une démonstration de force. Zygmund lentement force ses yeux à fixer, malgré l’immobilité de son visage, le geste posé par son frère cadet. Celui tend la main dans l’une de ses poches intérieures, sort sa pipe pour faire place à de plus ample recherche et fini par sortir un fusil de calibre douze à la crosse d’argent et munis d’une mire grossièrement semblable à un télescope en bronze. La pipe à la bouche, il charge son arme de cartouche aux écritures hébraïques et constate qu’il n’y a plus un bruit. Même la circulation extérieure a été éteinte. L’air ambiant se fait froid alors que Ézéchiel tapote de son doigt humide et flué l’épaule de Zygmund. Celui cesse l’immuable posture facial pour se retourner et baisser ses lunettes fumées afin de constater les dégâts à sa veste pour ensuite voir l’intérêt lui étant porté par son frère. Le doigt toujours tendu à des fins de dessin, Zygmund touche de son index le doigt gluant d’Ézéchiel pour ensuite se le mettre dans la bouche. L’arme maintenant en bandoulière, Zygmund retire son index pour finalement y mettre toute sa main et ensuite l’autre. Les mains collées et liées avec la bouche, il revient sur ses pas et frotte ses mains un peu partout sur la porte d’entrée tandis qu’Ézéchiel constate que les besoins sont plus grands que initialement constaté à son grand désarrois. Ézéchiel finit lui aussi par mettre ses mains dans sa bouche et augmente l’étendu de son pentacle. Zygmund toujours attentif aux gestes de frère cadet ne reste pas oisif et continu de condamner les issues avant de rencontrer la présence tenant tête aux valeurs de l’ancien testament et de la Torah.

Les téléviseurs se mettent à s’allumer et à s’éteindre puis un rire sordide afro-américain d’origine ambigu sexuellement entre la diva et le chef de cœur d’église sonne dans les coins. Le son fait son chemin comme s’il s’agissait d’une énergie exploitant à merveille l’acoustique pourtant impossible dans cet édifice imbibé de sueur femelle non-casher.

Soudainement, les sirènes de police se font attendre et les gyrophares glissent à l’intérieur par les vitrines. Les rires cessent et Ézéchiel en balayant la salle du regard baisse les yeux vers le fond de la salle et y voit une petite ombre qui les observant fuit aussitôt. Par la plus pure tradition hébreu orientale les souliers claquant sur le sol montre nos justiciers foncer sur l’ombre.

Poussant maladroitement des objets ici et là, les deux Boulaï finissent par se retrouver derrière l’édifice dans une ruelle. Un camion les lumières de freins éclairent les visages barbus, la petite ombre monte tel un rat-enfant à cape sur le côté passager. Du côté conducteur une main ganté blanche laisse tombé un mouchoir léger dans un rire sardonique et chantant un héritage judéo-chrétien de tradition afro-américaine d’intérêts pour le self-esteem individualiste par le léchage de culs de prêtres afin d’accomplir l’intégration en dépit des difficultés de la communauté pair des quatre coins de l’île.

Zygmund plisse les yeux et frôle le bord de son chapeau pour exprimer un doute. Ézéchiel bougeant ses bras de haut en bas et montrant la masculinité dans ses épaules et trapèzes par l’effet de la coupe de son veston pile de rage de ses pieds plats. Le bras droit raidi, il pli tant bien que mal les muscles trop tendus pour chercher dans sa poche une télécommande et y appuis de son plus gros doigt un bouton rouge laissant aller un leitmotiv hébreux genre ‘’y'a pas de problème'’ ramassé dans un silko-jeans dépôt sur St-Viateur.

Cinq minutes plus tard, un jingle truck gris menant un train d’enfer, comme si les jets en direction de P.E.T. roulaient sur la 40 avec le trafic des galeries Rockland, se dirige droit sur eux avant de crisser les pneus et de s’arrêter à quelques centimètres devant eux en finissant cette cacophonie par un bruit de ronronnement yidiche et d’un jeu de light bright d’étoile de David roulant de gauche à droite sur le pare choc. Déjà le véhicule du chanteur de chorale et du petit nabot à la silhouette de tête gravé par la misère du biopouvoir et du religieux est loin et tourne le coin avant d’aboutir sur Du Parc, là ou tout est possible.

April 19th, 2009

Boulaï et Boulaï, hommes de dieu et de lois (part 3)

*** partie deux ***

Ézéchiel se laisse aller au désir de l’homme devant le veau d’or. Il avance par de petit pas qu’on ne saisit pas le mouvement dans son rapport au temps et à l’espace tellement la vitesse et le synchronisme des trois V des futuristes italiens y est présent. Seulement le bruit du frôlement des semelles contre le plancher du tuiles se décollant par l’usure et le transport de marchandise s’y fait entendre avec une authentique acoustique. Puis un rythme se dessine dans le froissement des matières plastiques et un violon style musique plausible à être coopter par une nouvelle vague de surf californien se fait entendre. L’archet munis de son poils de chien dent écorche à peine que Ézéchiel se laisse aller. Il regarde lascivement les produits de bonne facture sur les établis. Il prend de grandes respiration devant les textiles et le comptoir de tabac à pipe… Il touche du bout des doigts les fines dentelles de jupons des sacres passés de génération en génération. Tel que désiré, Zygmund ferme la marche et allume les lumières restées éteintes puis regarde derrière lui avant de fermer la porte. Sa stature stoïque reste sans équivoque qu’il n’est pas d’humeur à rigoler face à l’incident de la jeune femme anglophone dépecée par les charognards vampiriques.

Les orbites de Zygmund visent des endroits différents reflétant son désarrois dans les enseignements qui lui avaient à lui et à son frère permis de surpasser l’intégration des normes post-fordistes telles que décrites chez Foucault dans Surveiller et Punir. Malgré ces référents postmodernes, Zygmund ne peut se permettre de revenir vers une modernité corrompue alors que l’expérience lui a prouvé que le mal est bel et bien au sein du cœur de l’homme et qu’il n’attend que son jour pour s’élever au-dessus de cette relation bénis entre lui et Yahvé.

Le violon dans l’obscurité sort par l’effet de l’éclairage rafraichît des nouvelles lumières allumées par Zygmund pour découvrir un vieil homme. Barbu d’une rousseur intangible, un homme plus dure et plus marquée par l’histoire juive contemporaine se fait reconnaitre. Celui-ci s’arrête de jouer pour regarder sévèrement l’ainé Boulaï alors que celui se démarque de son cadet qui s’harmonise de plus en plus avec la candeur d’avoir comblé une certaine normativité sans aspirer aux réelles intérêts de servir le ghetto et de répondre au serment sacré prit lors de la cérémonie de graduation à Condorcia. Le vieil homme tourne les yeux vers le cadet et cesse de jouer pour ensuite mettre une émission de CBC Little mosque in the prairie afin de taire le jeune barbu aux lunettes donnant un regard hypnotisant et fou.

Le doigt dans le boudin, Zygmund retire son chapeau pour fixer sur sa tête sa kirpa et s’attend aux questions menées de main de maitre par le langage du corps du vieil homme. Puisque que personne ne peut trahir les discussions silencieuses entretenues entre un rabbin et son apprentis-rabbin. Les séances de lecture en allant de va et vient cervicales pour ensuite passer au sauna et toujours suivre l’idée suivante selon laquelle on ne peut pas toujours être d’accord comme d’accepter les automobiles familiales et les zones grises qui interpellent le religieux à confronter la raison. Zygmund face au dogme du rabbin celui qui l’avait vu grandir. Un homme qui en avait fait pleurer plus d’un, sauf Zygmund. Zygmund de glace avait cette fois ci moins de cœur au ventre pour confronter le pédagogue.

Ézéchiel n’avait pour sa part qu’une envie folle de consommer quelques plats cuisinés et de se coucher en finissant de lire pour la dixième fois le roman Docteur Jivago avant de relire pour la vingtième fois Un violon sur le toit afin de s’abreuver de fantaisies sexuées et de clivages des classes alors qu’il avait à repentir tant d’années perdues au service d’intérêt amenuisant le retour du royaume.

Alors que le vieux rabbin était sur le point de tirer sur l’un des boudins de Zygmund pour en faire ressortir une grimace d’inconfort et de discipline en construction, le téléphone du commerce se met à sonner…

***

Munis de cerceaux d’argents, nos deux agents de la paix judéo-judéo courrent sur l’artère principale du quartier en ignorant leurs différents ethno-confessionnels et ce, en les poussant tout en tenant d’une main leur cerceaux d’argents alors que la nuit est tombée et que le respect sacré du Sabbat incombe de rester à la maison. Les lumières des voitures éclairent dans la nuit sous l’éclairage étouffé par les arbres en feuilles nos deux justiciers hébraïques alors qu’ils ralentissent devant l’adresse les ayant sorti de leur repère en enseignement dogmatique et repos sommaire…

Devant eux, le repère du mal dissimulé sous la forme d’un esprit sain dans un corps sain, une gymnase pour femmes. Les lettres mauves des néons laissent entrevoir un aura de Mal. Les frères Boulaï sortent leurs lance-pierre David IV pour mettre un terme à l’éclairage honteux qui laisse savoir la raison dans le titre de l’endroit la raison d’être du commerce. Les néons éclatent et du revers de leurs trench-coats, les deux hommes se rendent moins fragiles en pénétrant sous les morceaux de verre à l’adresse des femmes en quête de formes.

April 18th, 2009

Boulaï et Boulaï, hommes de dieu et de lois

Tapis sur le divan à écouter de l’électro d’Israël, Zygmund Boulaï et Ezekiel Boulaï lèchent de la crème glacée kascher à saveur de pistaches salées. L’haleine pure, blanche, mentholée les deux Boulai se pourlèchent et attendent que le téléphone sonne. Un regarde l’autre et l’autre sait qu’il se fait regarder. L’autre pense à l’autre à ce qu’il pense du fait qu’il sait qu’on pense à lui. C’est le retard des gestes de lèchement de la crème glacée qui le trahit. Ce retard dans la vitesse habituelle d’amener son cornet vers sa bouche comme s’il y avait là un argument à l’homoérotisme insouciant, naïf et post-prude. Zygmund le sénior Boulaï réagit en arrêtant cette mascarade et se retourna vers Ezekiel le junior. Il le fixe et fait un signe alors qu’au moment même ou les choses allaient se développer celui-ci se fait interrompre par la sonnerie du téléphone. Zygmund se lève mais renverse une boule de crème glacée sur ses pantalons et s’énerve face à ce désastre. Ezekiel lui reste de glace et se soulève en un mouvement de sautillement orthodoxes. Tandis que Zygmund essaye de contrôler son côté givré de reine d’un drame. Ezekiel prend le téléphone et répond par un miacquement incessant dans le récepteur. Ezekiel s’essuie la barbe du coin de son veston et laisse sortir un bonjour roulant sur les b et les j mais surtout pas sur les r.

***

Dans une ruelle typique, Boulaï et Boulaï pourchassent dans une ruelle une jeune femme qui court en tenu sportive. Elle finit presque par leur échapper quand un nuage de pigeons assassins sort de nul part pour se jeter sur la femme, la picorer et s’en nourrir comme méchouis pour les prochaines semaines.

C’était la ville qui avait appelé les frères Boulaï, afin de patrouiller les artères et sous-artères d’un territoire qu’ils connaissent bien, Foutremont. Alors que la ville refuse de faire taire les rumeurs comme quoi les pigeons sont des rats vampires ayant survécu à l’holocauste des hécatombes moyenâgeuses, les frères Boulaï avaient pour mission de vie après s’être tromper en travaillant comme bénévoles au sein des Forces canadiennes, de télé-môtrôpôl et de l’Entrepôt du cuivre de faire la peau aux phénomènes occultes menaçant les enfants aux boudins naissant.

Boulaï et Boulaï se sentent démunis et rancuniers devant la dépouille de cette anglaise blonde au pantalon gris et au chandail rouge à capuchon, l’un envers l’autre et l’autre envers l’un mais surtout elle. Elle ne savait pas les dangers encourant la promenade dans ce quartier que peu connaisse. Foutremont est après tout un monde au pied d’une montagne. Les signes distincts comme les montagnes comme les cours d’eau ou les déserts ont toujours été étudiés par les premiers peuples afin d’y découvrir le sens derrière la présence de ces monuments. L’héritage des frères Boulai n’est pas indissociable de ces études dans leur approche ethno-confessionnelle. C’est ça leur force, leur plus value au ghetto, leur façon à eux de construire un jour le grand fil d’argent. En plus d’être deux et d’avoir une pensée unique à deux, une pensée interchangeable, une pensée flexible, une pensée corp-machine, une pensée post-méta-méta-fordisto-moderno-cabalistique. Tous deux gradués de Condorcia, une université israëlo-française franc-maçonnique, nos deux êtres vêtus de noir ont les connaissances valides afin de servir les intérêts de la communauté. Une fois parmi les leurs, les frères Brulai sentent le mal, le bien, la solidarité, les païens et la nourriture kascher.

Les frères Brulai n’avaient pas senti la présence de cette femme en danger. Cette femme en danger qui n’achètera plus jamais de bagels ou de nourriture grecs. Ils ne l’avaient pas senti et ils s’en voulaient. Ces hommes ayant omis de comprendre la réalité extérieur. En cela existe un réel défis pour eux. Zygmund et Ezekiel se retournent, prennent chacun leur pipe, les allumes d’une allumette craquée sous leur soulier aux semelles à claquette et au cuir artisanale importé d’Europe d’une facture propre à la mégalopole Goldstein and Kirchson près de la voie ferrée. Une flamme orange et coulante comme l’eau s’évente alors qu’ils respirent le tabac. La fumée coule et descend vers la masse de rat vampiriques démoniaques et finit par atteindre un premier rat qui se dissipent sans cri ou état d’alerte chez le reste de ces faux pigeons. Le danger parti, les frères appellent la police et attendent en ajustant leur chapeaux et se faisant beau, un peu de vaseline dans la barbe et les boudins.

(plus à suivre)

April 15th, 2009

Achètes moi un jambon et je te donnerais un biscuit

Avoir des enfants

Savoir les enfants

Conduire une voiture

Jouer de la musique

Créer une ambiance

Offrir un voyage

Vivre la peur

Imaginer l’Allemand chanter

Devenir du Français grincher

Imaginer être le parent

Voyeur dans l’instruction

Donner une autre valeur

À la vie…

Man, je n’aurais pas dû regarder un boute sur youtube de Des Fleurs sur la neige le récit d’Elise T….

April 15th, 2009

chercher le mal, le trouver et en offrir à un buffet de prudes

Aujourd’hui à 20:59
it has to be a secretcheez
Aujourd’hui à 20:59
you like a loved one secret cheeze
Aujourd’hui à 20:59
i purposedly brought one from germany as my adopted son
Aujourd’hui à 21:00
i called him charles manson and gave him a sword for christmass
Aujourd’hui à 21:00
he killed my cat george harisson iv yesterday with it
Aujourd’hui à 21:00
it was my birthday yesterday and had great day
Aujourd’hui à 21:01
i convinced charles to look for me in the future as i would grow up an old man
March 11th, 2009

Quand on tue des femmes..

Ahhhh, je ne veux pas négliger le sujet.
Je n’ai pas le goût de dire de niaiseries.
La question qui me concerne est celle traitant du traitement médiatique.
On sait que c’est lors du traitement médiatique qu’une partie de l’effet d’un meurtre caractérisé par le genre prend forme dans l’imagination collective.

Est-ce que nous allons savoir le motif? Allons-nous connaître par le biais d’expert la réflexion départissant la raison de la vérité? Autrement dit, le processus cognitif causant la mort de quelqu’un d’autre…

J’aimerais aussi voir des gens se rappeler des noms des victimes. Je ne me rappel pas des noms des femmes qui ont perdu la vie à la polytechnic.

Il est rare qu’on explique ce qui aurait pu se produire si, dans le cas de femmes, un genricide n’avait pas eu lieu. C’est bizarre à dire comme ça, peut-être mal à droit… Mais, en évacuant le fait de voir une femme mourir à cause de la haine d’un homme et non un Homme, on rassemblerait peut-être plus en faisant fondre le discours des uns comme celui des autres pour ne pas les nommer.

Peut-être qu’en se rappelant ce genre de chose on viendrait à moins perdre son attachement pour sa propre vie, pour la vie, pour des émotions qui nous rendent beaux(belles) sans l’appuis de constructions mentales nous étant nourris comme des oies gavées qui doivent sûrement être, non pas la vérité, mais bel et bien la raison émanant d’un acte cognitif échoué à même un ethos pourri avec du désir inventé.

March 7th, 2009

Shame of the Nation (New Order)

The Rules:

1. Put your iTunes/ music player on Shuffle
2. For each question, press the next button to get your answer.
3. YOU MUST WRITE THAT SONG NAME DOWN NO MATTER WHAT
(this is in capital letters, so it is very serious. No hiding your showtunes, folks!)

After you’ve answered all of the questions, tag 10 other people and then let them know they’ve been tagged to do the meme themselves!

IF SOMEONE SAYS “IS THIS OKAY” YOU SAY?
Micro Kitchen (Pig And Dan)

WHAT WOULD BEST DESCRIBE YOUR PERSONALITY?
blaue löwen  (decomposed subsonic)

WHAT DO YOU LIKE IN A GUY/GIRL?
The End Of Sound (Keepsake)

HOW DO YOU FEEL TODAY?
Cendrillon lave le poêle (Les Amis au Pakistan)

WHAT IS YOUR LIFE’S PURPOSE?
Simulacrum (Trans Am)

WHAT IS YOUR MOTTO?
I Built This City (Justus Kohncke Mix) (Baxendale)

WHAT DO YOUR FRIENDS THINK OF YOU?
This Holiday (Number One Gun)

WHAT DO YOU THINK OF YOUR PARENTS?
Starchildren (Paul Van Dyk)

WHAT DO YOU THINK ABOUT VERY OFTEN?
Gone (K&D Session) (David Holmes)

WHAT IS 2+2?
The Soundworks (Swag)

WHAT DO YOU THINK OF YOUR BEST FRIEND?
La 11ème Marche (Phil Kieran Remix) (Agoria)

WHAT DO YOU THINK OF THE PERSON YOU LIKE?
Confusion (New Order)

WHAT IS YOUR LIFE STORY?
missy queens gonna die (toktok vs soffy o)

WHAT DO YOU WANT TO BE WHEN YOU GROW UP?
Lonesome Tonight (New Order)

WHAT DO YOU THINK WHEN YOU SEE THE PERSON YOU LIKE?
Thieves Like Us (New Order)

WHAT DO YOUR PARENTS THINK OF YOU?
J’agonise (Satan Bélanger & les Biberons Batis)

WHAT WILL YOU DANCE TO AT YOUR WEDDING?
Bizarre Love Triangle (New Order)

WHAT WILL THEY PLAY AT YOUR FUNERAL?
Climbing Up the Walls (feat. Tamar-Kali) (Easy Star All-Stars)

WHAT IS YOUR HOBBY/INTEREST?
Heroin (The Velvet Underground)

WHAT IS YOUR BIGGEST SECRET?
Cultured Man (ModernesPickles)

WHAT DO YOU THINK OF YOUR FRIENDS?
Tounge (King Missile)

WHAT SHOULD YOU POST THIS AS?
Shame of the Nation (New Order)

Ok…

Je tag maintenant:

1)Ironica http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/

2)Mon ti-loup de mer http://figaro.wordpress.com/

3)http://histoiresdeguerre.wordpress.com/

4)http://www.hippopocampe.org/

5)http://www.zerotom.net/

6)http://www.thetoine.net/

7)http://latetedanslautruche.blogspot.com/

8)http://ratdebibliotheque.wordpress.com/ 

9)http://www.evarollin.com/

10)http://pinklination.blogspot.com/

11) et nul autre que, http://labouteillenoire.blogspot.com/

12) ainsi que, http://ludogistic.blogspot.com/

March 7th, 2009

vidéo amateur d’un luchador critique de films

J’ai testé un plan si je peux me permettre de parler ainsi et ça semble fonctionner. J’ai l’impression d’avoir été capable lors du test de faire passer des sentiments derrière le masque. J’aime être drôle mais parfois ça me dépasse. Il reste à voir si je ne ferais pas mon chicken…

Bref, j’ai besoin d’un espagnole-man pour penser des dialogues qui ont du sens. Je sais qui tu es et tu te caches considérant que tu lis parfois ce blog…