Le F.O.C./S.D.C.: Flavor of Chabot / Saveur de Chabot

Les nouveaux champions de ce monde sont les buveux de the.

April 27th, 2008

Le cadre légal de l’amour fraternel

Nous sommes tous unis. Gumbaya my lord! Gumbayay!

Nous sommes tous unis par un seul langage, un code de lois, lequel nous unis. C’est une bien étrange chose que l’universalité et pourtant elle nous est si précieuse lorsqu’il advient d’avoir la paix.

J’aimerais pouvoir vivre l’époque de Babylone et y être au sommet lorsque la volonté de quelque chose serait venu me foudroyer.

Il reste que nous avons choisis une loi. J’ai l’impression qu’elle n’est pas parfaite cette loi. Comme d’autre j’envisage le totalitarisme. Comme certain, j’en pendrais une gang.

Nommons une révolution, une révolution, c’est-à-dire par son nom.

Malheureusement, j’ai encore la maudite manie de guau-guausshe de vouloir m’en prendre à mon prochain en lui répondant vaguement pour ne pas être clair et le faire parraitre pour ennemi.

Quelque chose de Kafkien pour épicer la chose.

J’espère qu’un chemin plus long et difficile reste à être exploité afin que les différences soient reconnues, respectées et en confiance avec elles-mêmes.

Une loi reste au moment de son approbation quelque chose d’infiniment arbitraire selon les besoins et inexécutable universellement à moins de provenir réellement de la base citoyenne.

J’ai vu pas mal de choses vivement laides et j’aimerais me concentrer sur les belles et jolies.

April 27th, 2008

Un dimanche matin comme les autres pénis

Je me réveille et je pense à hier soir.

La pluie, le cellulaire fermé, l’envie d’avoir mon ipod dans mes oreilles criant à tout tête. Je dévisage les automobilistes qui s’approchent trop près de moi. Je vais prendre le métro. Il était 23h… assez tard pour un gars qui voulait recommencer à zéro. La maudite envie de recommencer à zéro,  un sentiment qui veut prendre la place d’une excuse.

Trop tard, on est un dimanche matin comme les autres. Je me réveille et je pense à hier soir. L’ascète, le queuetard et celui qui aspire à son un peu de Bien personnel sont assis en amérindien en face de moi. Je suis tel un agace et je prends mon Ibook g4. Je garde mon cellulaire fermé. Je vois aussi un nintendo ds et je le veux aussi. Je suis multi-désire. Je décide d’écrire un texte bien pensant qui ramènerais tout à l’ordre et ce, en ayant un minimum raison ce qui viendrait faire triompher le tout reste. Les garçons resteront les garçons. Je prends mon livre d’anthropologie des conflits ethniques (donc du racisme) une grosse brique d’académiques néoréalistes.

Ça fanne vite une fleur le printemps. Je sors de ma chambre après avoir passé le test du cerveau au DS emprunté. Je pense à hier soir. La culpabilité, le soulagement d’une certaine critique vis-à-vis le narcissisme d’avoir fait quelque chose de moins pire que la dernière fois, le coup qui assome.

Je marche dans la cuisine et m’aime.

Je marche dans la salle de bain et m’aime.

Je marche dans le salon et m’aime.

Je reviens dans la chambre et m’aime.

J’écris des paroles de chanson.

Je me masturbe tel que me l’a indiqué le guide alimentaire canadien.

Je retourne à Facebook.

Je lis un commentaire.

Je m’essui et en m’essuyant je me rappel comment est la vie avec une main.

Je place les oreillers et lesse sécher le tout.

Je sors de la chambre en sachant ce qui m’attend demain.

La vie en l’absence de tout sera quelque chose de bon et de rafraichissant.

Je pense positivement.

Je me lève comme spider-man.

Je vais dans la cuisine et commence à bouffer.

Un verre de lait de soya aux fraises et du riz gras au menu accompagné de tranches de fromage cheddar vintage fera l’affaire.

Il est midi, pourquoi ne pas couper avec du sake.

Nous sommes en l’an 2008 et j’ai un pénis qui me fait écrire ses histoires.

La marionnette a eu sa commission de commissures du trailer à boucherie.

Le fait d’hésiter n’appartient pas aux buveurs de thé cependant il faut savoir l’apprécier parce que c’est l’amour de quelque chose qui nous a aimé et qu’on a aimé en retour.

Je pars pour Saïgon ma chérie ne m’attend pas.

April 10th, 2008

Les pénis se cachent pour vomir

Loin dans les terres de l’Arkansas, mon pénis avait choisis la campagne pour ses vertus bienfaitrices autant pour le corps que pour l’âme. Il y arpentait les acres d’un ranch appartenant à un dénommé Mister Painissse. Il lui offrit le lit et le couvercle en échange de quelques randonnées avec lui afin d’y conduire les troupeaux. Mister Painisse agit avec mon pénis comme un père avec son garçon passé l’âge de l’amour platonic. Enfin bref, mon pénis y comprit beaucoup de choses et ce, à peu de chose près.
***
Assit dans un greaser entre deux rangées de montagnes, dans un songe, mon pénis se mit à rêver à son mentor américain riche propriétaire d’une utopie grégaire et antedilluvienne.
***
Un jour Mister Painisse eut un malaise cardiaque et on eut besoin de l’amené à l’hopital. Mon Pénis ayant participé aux communes de paris de 1871 avant quoi il avait déjà été un des premiers signataires de l’ordre de la Croix rouge dont le père de Mister Painisse et aussi de l’organisation, lui avait montré la médecine de base dans le Caucase. Mon pénis se pressa contre lui dans l’ambulance, il y eut un grand silence. Les ambulanciers n’avaient jamais vu quelque chose d’aussi touchant. Un pénis voulant la vie. Un pénis aimant la vie. Un pénis voulant des choix. Un pénis croyant dans tout ce qu’il peut entreprendre. Un pénis de fer dans un gant de soie. Un pénis qui lorsque la bruine tombe, il s’érotise. Un pénis et une pointe de lance. Un pénis et la liberté d’être ce pénis. Outre la tombée de la nuit, il restera ce pénis entre mes cuisses. Ce pénis à la crinière ténébreuse. Ce pénis qui est mien, il m’appartient.
***
Mister Painisse perit dans un accident de voiture à l’angle des Charognes de Bruxelle. C’est alors que mon pénis se réveilla, lutta pour ne pas se rendormir et fit frappé d’un éclair d’intelligence émotionnelle. Papowe! Pénis venait de trouver une vision qui ne l’enchanta guère. Son maître venait de lui envoyer un message depuis l’au-delà. Pénis vit devant lui à travers de la fenêtre de l’arrêt routier où il attendait Mister Painisse après 20 ans d’absence un colonne de fumée derrière les arbres comme si c’était à l’embouchure de la clairière. Quelque chose n’allait pas rond dans cette affaire. Pris de panique, Pénis laissa tombé son steak salisbury et prit sa froque de cuir, le collet bien monté. Il sortit en jettant un regarde à la serveuse en priant le seigneur que rien ne soit arrivé à cette homme avait solidement impregné mon pénis d’un désir de vivre loin, toujours plus loin. C’est alors qu’il se retrouva ici en Arkansas plutôt que Béloeil. L’Arkansas c’était le paradis.

Mon pénis mit peu de temps pour arriver sur les lieux de l’incident. Dans une grosse corvette blanche beige, Mister Painisse gisait la tête vers l’arrière un peu bave au bord de la bouche. Il sentait la mort. PÉnis s’écroula par terre afin de faire son deuil plus rapidement. Mon pénis comprit qu’il y avait une fin.

C’était au Vietnam, il s’était rencontré lors des opérations d’insertion au Camp Bud.

April 9th, 2008

Pénis-Ghostbuster

De retour d’une confrontation télévisée universitaire entre Foucault et Chomsky en scandinavie, les restes parsemés d’une vitrine dans un quartier juif en Pologne allait devenir la porte d’entrée sur un monde de luxure et de concupiscence alimentaire pour mon pénis. Sous-alimenté au pain trempé à l’huile d’olive et au vinaigre de vin rouge, mon pénis employait des constructions psychologiques trompeuses à son insu et aussi à l’égard des gypsies mélancoliques post-troisième reich. Maigrit par l’appât du gain, mon pénis se mentait, il trouvait la beauté dans la laideur. Il cherchait la vérité en sachant que le mensonge laissait en songe le plus pure des cartésiens. Il tenait boutique à tout faire dont l’inventaire lui avait été vendu afin de payer le prix d’une croisière à bord d’un vaisseau au pavillon du Gabon dont l’équipage phillipin se nourrissait de bols de riz gras. Il se servit de cet endroit afin de faire renaitre l’esprit corporatiste des premières universités italiennes en omettant nullement d’employer la force de sa masse afin de contraindre certains étudiants d’aller s’enticher pour les auteurs osbcures de l’ère avantgardiste de Mai 68 en noyant le poisson par des lectures de Guy Debord et Raoul Vaneigem. Il laissa pour compte les pédants qui osaient franchir le pas de la porte afin de brandir les ouvrages de l’École de Frankfort préférant composer avec ceux qui étaient mûres à une réflexion sur la société du spectacle. Mon pénis avait clairement fait le choix de s’imbiber de lectures approfondissant la rhétorique postmoderne émiacant le spectrum abruptissant de la gauche et de la droite idéologique mis en lesse par la bureaucratie. Mon pénis malgré lui n’avait rien contre ceux qui préféraient la phénéménologie de Hegel. Mon pénis adorait celui qui avait été la hantise prépubaire de Marx. Mon pénis avait succombé lui aussi comme Marx à un moment voulu à l’idée qu’il n’existe pas de castre politique pourvoyant un universalisme prêt à porté bon chic bon genre.

Dans la décennie 70, mon pénis a su éclairer sa vie comme il a éclairé ses pièces aux lampions des synagogues. Son époque judéo-intello-postmo-situ lui a permi d’oser fréquenter alors qu’il ne portait ni kippa, ni dévêtu de son capuchon de chaire, les endroits cryptiques bénis pour ceux dont la vie avait une nouvelle signification en Europe de l’Ouest.

April 5th, 2008

8 décembre 2006, traité sur la relation homme-femme

Je suis un cheval sauvage. Le vent, les étoiles, les odeurs, le goût de la poussière, le reflet des ruisseaux sont mes poisons. Je vis à travers les traces laissées par l’expérience des autres. Je suis un fantôme. Je vous regarde. Alors que je me fais sentir, le mystère s’insère. Je suis curieux de goûter à de nouvelles saveurs. Je deviens le reflet de vos passions. Je deviens votre reflet. Je ne suis pas moi-même en votre présence. Je deviens autre chose. Je perds la carte. Vous m’aveuglez, des oeillères poussent sur ma tête. Je deviens nerveux. Mes poisons changent de saveur. Ma nature vagabonde et solitaire s’émiette et la crasse qui me sert d’armure est lavée par l’attention qu’on me donne. Je frissonne. Mes muscles se tendent, j’ai froid. Le remède devient la main qui me touche. J’ai peur de perdre cette vision chambrée, réduite, laquelle parrait soudainement plus fougueuse, mon amour sur quelque chose de précis. Tranquillement, je me soulève et montre ma chaleur. Dans mes hennissements, mon language provenant d’une autre dimension, d’un autre imaginaire se confronte à votre vécu structuré par un passé et un paysage homogène. J’apprends votre discours lentement mais il est trop tard. Le poids de mes sabots marquent avec force la naïveté de ma solitude. Je me soulève. Je répète les mêmes mots et les mêmes gestes. Il est trop tard. Vous avez peur. Par asservisssement, l’hypocrisie du monde auquel vous appartenez semble de prime abord être la solution pour me satisfaire. Ma réponse reste la même. Ma crinière vous fouette. Les restes de mon armure vous sautent au visage. Les termes de mon lexique prennent une autre forme. Je verse une ombre sur vous. Je soulève la poussière. Je mets au monde une éclipse avec le soleil du midi alors que je tente de faire le spectacle de ma splendeur.

Vous avez deviné vos propres faiblesses alors que j’adopte votre odeur. L’odeur m’ennivre et me fait oublier l’ensemble de mes repères. Je deviens effrayant. Je vous écorche. Vous tombez. Je suis sauvage. Je fais demi-tour par honte, par orgueil, je regarde ailleurs, je m’égare. Les oeillères deviennent inutiles par votre absence. Vous pleurez parce que l’histoire à une conclusion. Je reviens.

Là est le moment où vous retirez ces oeillères. Le mystère épaissit. La dompteuse a fait une erreure. Elle me manque. Elle panique et tente de s’échapper. Je veux continuer à porter mes oeillères mais je suis aveuglé par l’horizon qui s’est élargi. Je cours dans toutes les directions et sursaute aux moindres stimulis échappant à la domestication. Vous avez peur et tentez par tous les moyens d’esquiver mon odorat, mon ouïe et ma vision.

Les poisons d’antan reprennent leur place au gré de votre fuite. Je m’aliène. Je redeviens sauvage. Lorsque je vais croiser vos traces, mes sens brûleront. Être sauvage, c’est comme le feu. Celles qui ont voulu me toucher étaient belles parce qu’elles étaient naïves et fortes.

Pour vivre avec un être sauvage, il faut comprendre la perdition, le vécu dans le néant, l’absence d’étiquettes reconnaissables. Il faut suivre l’animal là où il va. Sinon, il faut l’entourer d’une clôture et le stimuler par ses propres référents. Il faut s’assurer qu’il peut être laissé seul dans un endroit où il est possible pour lui de courrir et de vivre. Il s’agit là d’un effort de construire. Aujourd’hui, mes limites restent inconnues. Celles des femmes qui ont osé me toucher aussi. La seule chose qui me reste malgré une vie sans parcourt est la soif paradoxale d’une liberté qui m’enchaînerait au tronc d’une vie autre que la mienne.

April 5th, 2008

Révélation, Observation, Masturbation

Je me réveille un samedi matin. J’ai des comptes à payer. J’ai des comptes à rendre. J’ai 29 ans et je me suis bullshité.

Je me réveille et le mot tricheur me saute au visage. Je suis un tricheur. La chose que je fais le mieux depuis que je suis né est de tricher, de prendre au piège, d’harceler, d’observer et de tendre un piège. Je suis un voleur de grand chemin cartésien qui ne veut rien savoir de lever le petit doigt pour l’avoir dur dur dans la vie.

J’en ai fais des niaiseries pour me convaincre du contraire. J’ai toujours fini par apprendre qu’il était plus facile de tricher.

Le pire c’est lorsque je me triche moi-même en sachant pertinement que ce n’est pas nécessaire, que c’est du pareille au même à l’exception près que ce ne sera pas de la tricherie mais bel et bien le coeur qui va parler. J’ai une tête tricheuse mais j’ai un bon coeur quand même.

Ma vision de moi-même dans la cours d’école était celle d’un Clint Eastwood me-myself-and-I décoré d’un magnifique poncho. J’avais un revolver six coups et ce revolver c’était mon esprit, mes jambes, mes poings, ma vision, mon ouie et cette porte que j’ai rarement évité d’ouvrir lorsque je devais faire appel à l’enfer pour être violent. Frapper dans les oreilles, frapper dans le ventre une centaine de fois, frapper dans les parties, pousser les filles malgré qu’elles étaient de la campagne et presque aussi forte que moi, penser comme dans les films, frapper et fuir.

J’ai appris à être un tricheur parce que j’ai eu à faire face à des gens imposant. Des personnes dont le pouvoir permettait de mettre en pièce un enfant. Un enseignant au primaire a beaucoup de pouvoir en région malgré ces histoires de burn out. Même chose avec ma mère, j’ai vite eu l’intérêt de l’étudier afin de la classer et d’utiliser les bons mots pour la mettre en boîte elle aussi. Mon père c’est une autre histoire, il a fallu travailler pour le convaincre que j’étais comme lui.

En fait, il faut tricher pour faire comprendre aux autres qu’il n’y a pas de menaces. La réalité continue en ma présence, je ne prendrais pas possession de vos âmes, de vos comptes épargnes et de vos Ford Taurus.

Je suis un tricheur, j’exécute des gestes pour dire que je les fais sans vraiment les accomplir. Ce n’est pas de la paresse, je triche la paresse car il y a une véritable intention, celle de continuer le processus d’encrasser ma vie de mensonges.

Je vais aller me faire une sauce à spaghettis avec mes émotions, lesquelles doivent bel et bien exister et ne sortent pas. Une des dernières occasions où la vérité a sortit, que j’étais connecté avec mes émotions, j’ai pleuré comme un veau parce que j’entendais un témoignage sur le cancer et le fait de vivre avec la mort à proximité. Aucune bullshit. J’ai pleuré comme un veau. Par la suite, j’ai donné autour de moi ce dont je suis capable de donner. Ce don peut prendre plusieurs formes comme celle de faire extraordinairement bien l’amour, d’être drôle, d’écrire quelque chose de linéaire et de circulaire à la fois.

Post-ascète, Post-saoulon, je peux refaire ma vie en ce moment petit à petit.

April 5th, 2008

Les parapluies de pénisbourg

Alors qu’il n’avait que 15 ans, mon pénis s’est vu offrir le poste de briseur de banc lors du déclin de l’hégémonie hollandaise. En circulant dans les zones des changeurs et prêteurs, mon pénis mit la main sur certaines parts en brisant des bancs, faisant faire bancroute aux plus malhonnête financiers des villes portuaires, il accumula quelques profits. À cette époque, il cultivait un jardin de tullipes et en revendait les bulbes afin d’étendre son empire phallique sur l’ensemble de l’Europe occidentale. Son plus grand rivale, un pénis helvètique, avait lui aussi un jardin de tullipes afin d’en récolter les bulbes. Mon pénis eut raison de son antagoniste dans un duel de coup de pénis au bord de la tamise un dimanche matin en compagnie de queues encagoulées dans leur prépuce d’anglais humide.

Alors qu’il n’avait que 16 ans, mon pénis appartenu à la corporation des serruriers de grenoble à la fin du 18ième siècle. Il mit fin à cette part de l’histoire en affichant un matin des couleurs déséchées qui firent remettre en question le profit de ses paires dans sa présence, un retour du pendule quant à la théorie des jeux. Mon pénis eut alors l’intérêt de retourner dans le domaine des arts et d’en faire partager le plaisir à ses amis les animaux de la Forêt Noir en Allemagne. Il y peint plusieurs fresques animant le cycle naturel de la fécondité sans raison apparente où les lois non écrites prennent toute la place. Mon pénis eut beaucoup de plaisir à cette époque. Il y fit plusieurs rencontres et évita de justesse la fin brutale de l’empire espagnole décrite selon Spinoza.

Mon pénis s’adonna dès l’age de 17 ans au commerce en région. Il ouvrit une épicerie en banlieue de Singapour. Il y accueilli certains de ses compatriotes alsaciens invoquant ainsi la plénitude du nationalisme identitaire latent liant l’extrême gauche à celle de la droite. Il y accumula de l’armement en distribua la plus grande partie pour la résistance ante-yougoslave, laquelle était un conglomérat de gangsters serbes, croates et bosniaques, tous et chacun main dans la main.

Mon pénis a toujours su se faire la main à long terme avec les conditions géopolitiques.

April 1st, 2008

Un pénis sans fusil

Je l’avoue. Je l’avoue, j’ai un pénis. Comme lui, je prend tout pour du cash. Comme lui, je n’ai jamais raison. Vous êtes tous les gens les plus gentils au monde. Je suis méchant. Vous dites seulement la vérité. Mon identité est une chimère, mon pénis est une pâte molle. Donnez moi des pillules en guise d’oxygène. Vous m’étouffez, vous tenez mon pénis trop fort…

J’ai fais plusieurs choses pour savoir comment vivre avec mon pénis. J’ai regardé ce que mes parents ont eu comme relation avec leur parent et j’ai mis des mots là-dessus. Mes mots ont tellement été sortis de ma tête qu’ils sont devenus un 2 + 2=5, 2+2= ce que tu veux et finalement un 2+2= je ne sais pas.

Mon pénis est sans fusil. Il a laissé son arme à la caserne après la guerre d’Algérie. Il commandait une section de Pied Noirs et son commandant était le petit-fils d’un Alsacien qui s’était trouvé un job suite à la défaite de la Guerre de 40, sentinelle dans un camp de prisonnier.

Mon pénis a prit la route des Indes et a écrit un livre de voyage sur les plages de Bangkok. Il a passé la plupart de son temps à devenir gros et à rapetisser. Il a été spéléologue très tardivement et n’a jamais su me procurer une insertion dans le monde des codes de couleur des ceintures de Fast & Furious. Il a parfois craché un peu de sang, souffrant à l’occasion d’une lascération, dont il porte encore la marque au visage, souffrant une fois d’un coup de froid au ventre. Il n’a jamais su se mettre dans le pétrin et d’en faire le savant discours d’un médecin traitant de maladies vénéneuses et amorales. Je l’avoue mon pénis n’a jamais exploré la vulve d’une brebis. Le jour que j’aurais ma hyundai accent montée sport, j’en osculterais une pour le salut de briser les tabous et aurais fais de moi-même un pionner dans le monde du Fast N’ Furious, j’aurais même devancé les Afghans à un jeu, celui d’être occidental.

Mon pénis n’a pas le galvanez plein de marde comme a déjà dit un grand plombier séjournant dans mon antre un premier d’avril. Moi par contre, j’ai le galvanez plein de marde. Mon pénis est sans fusil.

April 1st, 2008

être fou sans le savoir…

Une trentaine d’année bientôt anticipée, j’ai vraiment l’impression qu’il ne me reste pas grand chose. La liberté de m’attacher, de donner mon coeur à quelqu’un, de mettre un boulet au pied en signe de possession simple, d’inventer une histoire, la mienne, sans avoir besoin de briser celle des autres ou peut-être celle d’une seule personne.

Je me réveille un premier avril avec un poisson d’accrocher au plafond. Je suis une joke. J’ai l’impression de faire les choses en vain même si elles sont supposées d’être salvatrices. Un beau sentiment de découragement qui donne le goût de rester au lit le temps que ça passe.

C’est impossible, le plombier s’en vient à 07h30. Personne ne pourra dire que les lendemains finissent par disparaitre, le mien est encore bien là. Je suis tanné et pourtant une partie de moi voit bien que ce n’est pas moi qui parle.

Je ne comprends pas pourquoi j’accroche sur les mots des autres, mêmes ceux qui viennent des personnes qui sont très proches, peut-être trop proche. Trop proche parce que je devrais prendre mes distances et les protéger d’un moi qui a besoin de se refaire. La calle sèche serait peut-être la solution jusqu’à temps qu’on me refasse une job de peinture et qu’on relève l’équipe à mon bord. Il est fatigué et ne sait guère que la vie existe ailleurs qu’en pleine mer.

Bref, j’en suis à forcer les choses depuis un certains temps, peu importe ce que les gens peuvent en dire autour de moi. Je force les choses. On force aussi sur moi. J’ai le dernier mot. Je n’ai pas cependant le dernier mot avec moi-même. C’est ce qui me dérange car je constate que je suis complètement démunis. Je suis incapable de me comprendre.

Ma dernière chance de mettre au buché le tarré qui me pilote, a été foutu. Il m’a encore déjoué ce salaud.

Le plombier est arrivé pile à l’heure. Un gars qui doit avoir autant de poils dans le dos que moi. Il est rond et les pieds mouillés.

J’ai la vision soudaine de moi dans un cours de français alors que j’étais émerveillé devant la prophétie de Guy de Maupassant, lequel écrit le Horla. Devenir fou, disparaitre comme on a fait disparaitre son frère pour ensuite soi-même et ce, en l’ayant écrit.

On ne parle pas assez de Guy de Maupassant et je parle trop de moi.

March 31st, 2008

Synopsis pour une pub

Je frappe et tente de tuer la maudite pub qui me pue au nez, celle qui tente d’interpeller tout le monde comme s’il s’agissait d’une moyenne des ours qui s’aspergent de liquid cocain cheap dans un kiosque de recrutement pour être citoyen à Laval.

Je ne veux pas puer l’immigrant de la méditeranné devenu soudaiment américain car j’ai un resto bring your wine. J’aime les bring your wine. Je veux un jour amener ma blonde dans un bring your wine avec deux bonnes bouteilles à la main.

Il reste que j’ai un synopsis de pub. J’ai un synopsis qui cadre avec cette idée qu’il est possible de dire en pleine face du monde ce qu’ils sont ou ce qu’ils croient être.

Je pense que les gens sont prêts à se faire dévoiler la bullshit sur un ton in your face.

Mon premier concept publicitaire serait de faire taire une fois pour toute l’imaginaire masculin qui par une musique obscure et évocatrice du synonyme de guerrier laisse place à une projection d’un soi triomphant. Je débuterais la chose en rendant explicite l’agréable sensation de tuer et marcher dans le feu de la destruction. Je continuerais en montrant des images qui font vomir comme les victimes des grandes artères en Ex-Yougoslavie lesquelles ont été les cibles de tireurs d’élites (crânes ouverts), là où s’est élaboré le théâtre de plusieurs performances haineuses vidant la question de l’humanité possible. Je ferais voir que la fraction de seconde qui fait croire qu’il est possible d’être vainceur se paye très cher.

L’audience de la pub aurait le goût de vomir. Je ferais sprinter les parents pour aveugler la progéniture une fois la pub commencer… Le monde me détesterait car j’aurais causé plus de mal que de bien. J’aurais été moi aussi cet homme, ce garçon, qui s’imagine vainceur et ce, depuis le début de ce texte. J’aurais peut-être à ce moment réussis à me départir d’une partir de moi-même que je déteste, le maudit paradoxe d’être ce que tout le monde dénonce mais qu’il n’ose pas corriger par l’objectivité de se regarder dans un miroir qui ne reflète rien d’autre que la surface d’une masse dont la profondeur reste à être sonder toujours et encore.

Un autre concept de pub pourrait porter sur l’effet pervers de réussir dans la vie, réussir à vaincre par la force de la méthode en dépit de la valeur d’une victoire laissant son lot de déficit en respect et confiance et ce, malgré le but d’établir une relation à long terme avec son prochain. Je crois qu’on oublie qu’un processus lent et long convient beaucoup mieux. Le développement durable est un blue chip qui en vaut le dicton qui dit que le jeu en vaut la chandelle.